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Accueil > Historique et statistique Situation économique ![]() Le Diocèse est peuplé essentiellement d'agriculteurs et d'éleveurs. Etant donné le mode de culture traditionnelle et les terres arables insuffisantes surtout dans la partie ouest du Diocèse où, en général, la famille a moins d'un hectare, la pauvreté est grande. La plupart de la population vit en auto-suffisance assez précaire. En plus de cela, c'est une région montagneuse où l'érosion se trouve favorisée par la violence et l'abondance des précipitations. Le Diocèse, par la Caritas, s'est engagé dans une campagne et des activités de lutte anti-érosive en pratiquant des terrasses radicales et des reboisements. La partie Est n'était pas beaucoup peuplée autre fois.
Après la guerre les anciens réfugiés revenus de l'Ouganda
et d'autres personnes venant des régions du Nord-Ouest à
la recherche des terres fertiles sont venus l'occuper. On peut dire aujourd'hui
que le surpeuplement est également en voie dans cette région. Cette façon difficile de vivre pour la population a un
impact sur la vie du Diocèse. Normalement les chrétiens
doivent participer au fonctionnement du Diocèse, mais étant
donné que presque 70% de la population vit une situation de survie,
le Diocèse ne peut pas compter sur les chrétiens pour le
financement de tous ses besoins. Situation scolaire et éducation de base
En ce qui concerne le non-scolaire, les centres d'alphabétisation ou d'éducation de base ont repris avec beaucoup de difficultés. Ils ne disposent pas de moyens suffisants en personnel qualifié et en budget. Même les concernés, provenant des milieux pauvres, sont préoccupés par les problèmes de survie. L'histoire de ces Centres d'éducation de base nous montre qu'avec la fin de 1991, elles étaient au nombre de 28 et formaient 3.685 jeunes analphabètes. Avec la guerre et les déplacements de 1990-1994, ils ont été au nombre de 16. Après le drame de 1994, ce n'est qu'en 1997 que 18 centres ont repris avec 720 jeunes. Fin décembre 1997 ces centres au nombre de 21 centres accueillaient 924 jeunes. Aujourd'hui ils sont à 45 centres avec 3383 personnes en formation. Cependant, jusqu'à ce jour, le manque de matériel didactique, le manque d'encadreurs formés, la difficulté de trouver les salaires constituent un handicap pour le Diocèse qui se reconstruit encore. Le Diocèse essaie aussi d'encadrer les jeunes qui n'ont pas eu
la chance de continuer le secondaire. Pour ceux là, il a ouvert
des centres d'artisanat et d'apprentissage de métiers. Disons aussi que dans presque toutes les paroisses, surtout là où il y a une présence de communautés religieuses, il existe un programme de formation dispensé aux jeunes femmes et filles dans les foyers sociaux ou centres sociaux. C'est une formation qui dure trois ans à raison de deux jours par semaine. On y apprend la couture, les arts ménagers, la puériculture, le jardinage et le savoir-vivre. Ces centres dont l'utilité ne seraient être remise en cause, rencontrent malheureusement les mêmes problèmes de manque de moyens et la pauvreté des intéressés. Situation administrative Au point de vue administratif, on notera qu'une collaboration entre les autorités civiles et religieuses s'exerce dans le domaine de l'éducation, dans les services sanitaires et sociaux où le mieux-être de la personne humaine est en jeu. |